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Retour sur le BarCampBankParis7

J’ai participé avec Christophe Ducamp à l’organisation du BarCampBankParis7 le 28 janvier dernier.  Un bon succès populaire avec plus de 100 personnes dès la session du matin.  Merci à tous ceux qui sont venus et aux sponsors qui nous ont permis d’organiser l’événement. Malheureusement en tant qu’organisateur j’ai plus étais spectateur qu’acteur de cette édition. J’ai quand même participé à quelques ateliers et voici ce qui m’a marqué :

La créativité en action

-        OpenBankProject , excellent projet de logiciel de banque en OpenSource et surtout construit autour d’APIs. J’aime beaucoup le concept de pouvoir ouvrir l’accès à son compte en banque à des tiers à avec des niveaux de granularités différents : à ma femme je montre tout ou presque, à un organisme de crédit je montre juste que je suis dans le vert depuis 1 an. Un peu sur le principe des cercles de Google+. Le modèle pourrait s’appliquer en premier aux ONG qui veulent vraiment être transparentes sur leur rentrées et sorties d’argent. J’aime ce projet qui pourrait devenir une couche importante d’un futur « Banking OpenSOurce Stack ». Mais sans les autres couches disponibles pour l’instant OpenBakProject doit encore s’ancrer assez fortement sur les « vraies banques ». Je pense que ça ne va pas être facile à vendre, mais ce projet va dans la bonne direction. Merci aux 2 fondateurs de s’êtres déplacés de Berlin.

-        Réflexion #rebootbanking : un atelier un peu fourre-tout ou de bons questionnements ont émergé (une mindmap de la session par Thierry Marianne ):

  • Une banque 100% automatique sans humain est-elle possible ? souhaitable ? en d’autre terme à ton besoin des banquiers ? tout une partie des process peut bien sûr être totalement automatisée, comme l’explique l’excellent article de Chris Skinner sur le sujet . Mais il existe une partie conseil qui peut/doit être fait par des humains (nous parlons ici plutôt du financement de PME ou de banque privée). Seulement ces « humains » doivent-ils être banquiers ou plutôt spécialiste de mon secteur ? Peut être qu’une banque communautaire où les anciens clients deviennent des banquiers intérimaire pour accompagner les « nouveaux » dans les méandres de la gestion de trésorerie ou de l’augmentation de capital. Il pourrait aussi y avoir des conseillers freelance multisupports qui ne se spécialisent sur une banque mais un panel de solutions de financements.
  • A-t-on besoin d’agences bancaires ? ici nous avons évoqués des pistes d’agence unique, sorte de point banque commun où se font concurrence plusieurs ATM pour la plupart des opérations et quelques banquiers qui travailleraient en freelance en suivant des projets de A à Z et proposant des produits de plusieurs fournisseurs. Les ATM pourraient adapter leurs offres et prix en fonction des besoins de la banque. Besoin de compte d’épargne pour faire du core Tier1 ? des opérations marketing d’abondement sont proposés pour inciter le dépôt d’un chèque ici plutôt que là. Besoin de vider ses ATM car un rechargement vient demain, des coupons offerts en plus…
  • Comment visualiser l’argent ? une vraie question et les interfaces bancaires ne sont vraiment pas innovants mais surtout pratiques, et les acteurs du PFM ne proposent pas aujourd’hui d’évolutions transcendantes. Certes ils fournissent des graphiques mais nous sommes toujours proches du niveau Excel. Il doit exister d’autres méthodes mieux adaptées pour représenter l’argent. Holvi est un bon exemple d’interface différent, la banque en ligne fournie plutôt une sorte de timeline ou live stream à la twittter/facebook qui permet de voir défiler les interactions autour du compte (démonstration vidéo) . On imagine aussi des principes de visualisation de l’argent en flux dynamiques et non en stock un peu comme le fait Simple qui affiche des comptes qui anticipent le dépenses et entrées d’argent à venir.

-        Le Crédit Agricole était présent en force car ils avaient annoncé la veille la sortie de leur API et de leur APPstore. Plus de détails sur  c’est pas mon idée et le compte twitter de l’initiative.  Bravo à eux, une « grosse banque » qui lancent des expérimentations comme cela fait plaisir. J’espère qu’ils parviendront à faire naitre un écosystème sur leur plateforme.

-        A la fin de la journée Frederic Baud a fait une excellente présentation sur le modèle économique de la banque et pourquoi il était possible d’imaginer une banque de détail à la « Iliad/free ». Des services de bases offerts, et des services spécialisée sur des verticaux en plus. Il a écrit avec @niolasmax une étude en vente sur leur site.



Il y a aussi eu d’autres groupes de travail auxquels je n’ai pas participés :

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Un commentaire

Bank as a Platform

Une nouvelle génération de services bancaires est en train d’émerger. En s’appuyant sur les technologies web, mais surtout sur les nouveaux business model que ces technologies induisent, des start-up proposent des offres bancaires nouvelles.

Je ne parle pas ici des banques en ligne, simple nouveau canal de distribution pour les grands réseaux de banques de détail, mais bien de nouveaux modèles bancaires proches d’une stratégie As a Service et plus précisément As A platform.

Petit rappel sur ce qu’est le cloud computing

Quand on parle du cloud computing, d’un point de vue technologique nous parlons d’applications qui tournent sur des serveurs à distance fournis par des tiers, d’un point de vue business model nous parlons de facturation à l’usage. Mais plus précisément le cloud est sur  3 niveaux :

-         L’infrastructure as a Service (IaaS) qui fournit les services de bases, les couches les plus basses comme la mémoire vive, le stockage, le réseau, la puissance de calcul. Amazon avec son offre Amazon Web Service est un des plus gros fournisseurs et un grand nombre de service web qui se lance aujourd’hui tournent sur ces infrastructures (c’est pour cela que j’appelle cette page API status of AWS le pouls universel du web). Les fournisseurs d’IaaS ont tendance à offrir des services de plus en plus évolués en proposant en plus de l’infrastructure des suites logiciels intégrés, par exemple la gestion de base de données. On appelle alors ces services des Plateforme as a Service

-         Les Platform as a Service (PaaS) sont destinées à fournir plus qu’une simple infrastructure mais plutôt un environnement de développement. Sur ces plateformes, les développeurs peuvent construire des services  web, des applications. Ces plateformes sont soit très généralistes (Google Gear permet de développer tout type d’applications) soit vertical (google maps est une PaaS où des tiers développent des applications autour de la localisation et des cartes. Google fournit les briques de bases (des cartes, photosatellite…) et les connecteurs pour facilement utiliser ces briques. Facebook est aussi une plateforme qui fournit comme brique de base les interactions sociales et des outils de publications (les « murs »).  Salesforce et sa plateforme force.com qui permet aux entreprises de développer des applications internes au delà du CRM (comptabilité, gestion de projet..…)

-         Enfin les Software as a Service (SaaS) qui sont la partie émerger de l’iceberg. Ce sont les applications que nous utilisons sans avoir à les installer sur nos ordinateurs / téléphones mobiles. La liste est longue de Gmail à Salesforce en passant par les jeux sur facebook, les ERP (netsuite) mais aussi deezer ou picassa.

Pour l’industrie bancaire à quoi pourraient ressembler les couches d’un Cloud Bancaire

source : the park Paradigm

-         Pour les infrastructures les  besoins spécifiques vont être autour de la sécurité et surtout de la fiabilité. Des infrastructures avec sauvegarde à chaud et de garantie d’accès aux données 24/7. Les fournisseurs d’infrastructure as a service pour les services financiers devraient être les mêmes que ceux des banques actuelles (des acteurs spécialisés dans les salles blanches protégés de type Sungard) ou les acteurs du IaaS type amazon WSs’ils sont capable d’offrir les même garanties (mais à quel coût ?).

-         Pour la partie plateforme, il n’existe pas encore vraiment de Bank as A Platform. Cependant on commence à voir des acteurs évoluer vers cette stratégie :

  • Des banques traditionnelles qui sous-traite leur back office de core banking et leur SI à des acteurs innovants tiers. Puisque la banque a déjà réalisé des investissements dans un Système d’information bancaire qui respecte les différentes réglementations elle peut vendre à des tiers sa plateforme Bancaire. En France, Arkea (la caisse régional de l’ouest du crédit mutuel) suit cette stratégie en louant son Bak-office à de nombreuses start-up (Limonetick, Lemonway, Monet…), BNP Paribas retail banking semble aussi suivre cette stratégie. D’une façon général, ce que les banquiers appellent usine bancaire, quand des banques parfois concurrentes regroupent leur back office sur certaines activités (paiement, titres…) a le potentiel (si les décisions stratégiques sont prises) de devenir une Bank As A platform.

Cette notion est très bien résumé par l’excellent Chris Skinner :

Once you have network enabled components, you can add any branch, product or even country onto the network for zero extra cost. That’s the power of BaaS. That’s why some banks are starting to white label and break apart their traditional services so that corporates can just buy-in the bits they like and want.  That might be a SWIFT Gateway here, internet payment services there, international money transfers here, cheque processing there … all bits of banking, all prices and packaged to plug and play as a service.

Source, Chris Skinner aka The Finanser

BankSimple la première Bank as a Platform issue du Web

  • Les acteurs du monde du paiement ou du porte-monnaie électronique. Ils ne sont pas encore des banques mais ils sont proches d’un compte courrant avec leur porte monnaie électronique.  Paypal évolue d’ailleurs vers une plateforme en fournissant des APIs. Venu des moyens de paiement pur, Paypal évolue vers un métier de tenue de compte. Il concentre son cœur de métier sur le paiement  et le calcul du risque et laisse des tiers développer des applications incluant paypal comme coeur de solution

Pour fonctionner toutes ces plateformes devront offrir des connecteurs (API) pour laisser facilement des tiers brancher leur propre service.

-         Enfin pour la partie software/service il existe déjà de nombreux services financiers en SaaS. Paypal est un exemple de paiement en SaaS, etrade qui permet d’acheter des actions. Mais parmi les moins connus smartypig une sorte de livret A 2.0, Mint pour la gestion de compte…. Une liste assez complète peut être trouvé ici (merci à Frédéric Baud d’avoir créer et garder cette page en vie et au passage merci à toute la communauté du BarcampBank ) et je reviendrai plus en détail sur les services possibles dans un second billet sur les Bank As A Platform

Pour aller plus loin

Sean Park, un des business Angel de Bank Simple a réalisé une présentation Prezi captivante sur le sujet à voir ci dessous ou à écouter commenter par son auteur sur son blog :

platforms, markets and bytes on Prezi

Tekfin a publié au mois d’aout dernier un bon billet sur le même sujet : Banking as a Platform

De mon coté je tache de faire une veille active sur le sujet dans ma Pearltrees Bank as a Utility :

Dans le prochain billet nous regarderons plus en détail les différentes briques qui peuvent composer les étages d’une telle banque mais aussi les business models derrière ces stratégies. Enfin nous regarderons un peu plus dans l’avenir où les fonctionnalités bancaires de bases seront devenues de simple standard de communication informatique au même niveau que les couches TCP/IP.

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Le social Trading : la présentation d’Eric Bugnon

Eric Bugnon, seul auteur francophone d’un blog qui parle souvent de social trading (j’espère maintenant devenir le 2éme ;0)) nous propose sur son blog la présentation qu’il présentera samedi prochain au BarCampBank.Il reste encore des places alors n’hésitez pas.

La présentation d’Eric Bugnon intitulée Trading, biais psychologique et web 2.0 Merci Eric!


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BarCampBank à Paris le 24 mai

Logo BarCampBank

Je suis heureux de vous annoncer que le prochain BarCampBank aura lieu à Paris Samedi 24mai, chez Sun. Je fais personnellement parti de l’aventure BarCampBank depuis le 2éme du nom et à chaque fois j’ai vraiment beaucoup appris lors de ces événements. En plus j’ai vu dans la liste des participants qu’il y avait (entre autres) Eric Bugnon, un suisse dont je suit le blog et qui s’interesse beaucoup au social trading. Je le suit aussi sur Twitter mais je vais enfin pouvoir lui parler de vive voix.

Si vous ne connaissez pas les BarCamp ce sont des conférences organisées le samedi pour éviter les pitchs de commerciaux (même s’il y a parfois des commerciaux zélés qui travaillent le samedi…) et ouvertes à tous. Les BarCampBank sont autour du monde de la finance et des nouvelles formes déchanges financiers que le web autorise. Vous n’avez qu’à vous inscire ici (la liste des invités promet déjà une belle édition) et venir chez Sun le 24 mai. J’y serai. Je tacherai d’ailleurs de faire un compte rendu rapide des ateliers auxquels j’ai participé sur ce blog.

Merci beaucoup à Frederic Baud de faire vivre ces BarCampBank.

Merci à Sun qui accueille maintenant de nombreux BarCamp sur Paris.

Le BarCampBankParis6 aura lieu le samedi 24 mai de 11:00 à 18:00 chez Sun France 42 avenue d’Iéna 75016 Paris (GPS : 48° 52′ 1 N, 2° 17′ 43 E).

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